Les plateformes technologiques chez Airbus


La plate-forme Descartes Labs sort de la version bêta avec le premier ensemble de données non satellite et le partenariat Airbus Il y a environ 15 mois, Descartes Labs est entré en version bêta pour recueillir les commentaires de nos clients sur les progrès réalisés dans le développement d’une plate-forme avancée d’analyse prédictive à l’échelle mondiale. Pour atteindre cet objectif, il a fallu créer une raffinerie de données basée sur le cloud pour ingérer et traiter des ensembles de données énormes et disparates, les nettoyer et les préparer pour l’analyse. Trouver des réponses dans les modèles prédictifs a également nécessité des données – beaucoup de données. À cette fin, nous annonçons notre partenariat avec Airbus, en fournissant des images mondiales haute résolution pour alimenter ces modèles. Lorsque nous sommes entrés en version bêta, nous avons proposé l’ensemble des données satellitaires des missions Landsat et ESA Sentinel de la NASA. L’ensemble du catalogue Airbus OneAtlas est désormais disponible, faisant de la plate-forme Descartes Labs le premier endroit où les utilisateurs peuvent créer leur propre modélisation d’apprentissage automatique directement sur le fond de carte OneAtlas. Ces données sont à très haute résolution et fonctionnent à 1,5 m / pixel sur le monde entier et à 50 cm / pixel sur les 2 600 villes les plus peuplées. Comparez cela avec la résolution de 30 m par pixel fournie par les données Landsat et vous pouvez imaginer un monde de réponses cachées devenant visibles. Parallèlement à plus d’images, nous avons ajouté nos premières données météorologiques non satellitaires, la météo. Nous avons interpolé le jeu de données GSOD (Global Surface Summary) de la NOAA, transformant ces points de données météorologiques en rasters utilisables sur notre plate-forme. Les conditions météorologiques ont une incidence sur tous les éléments de la chaîne d’approvisionnement en produits de base. Un exemple, l’expédition et le transport de marchandises – des matières premières aux produits de consommation finale – la possibilité d’obtenir des produits là où ils doivent aller est fortement affectée par les conditions météorologiques. Au cours de notre version bêta, nous avons développé des outils permettant de gérer ce déluge de données. Un résultat de ce travail est Viewer. La visionneuse vous permet de parcourir facilement les images de nos archives, y compris celles que vous avez téléchargées, sur une carte Web. Vous pouvez sélectionner différentes bandes à afficher, parcourir une série chronologique d’images et étiqueter des données de référence. Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du site sur cette expérience de simulateur de vol qui est très bien fait sur le sujet.



Une droite forte


Mais LREM est dépourvue des ressources de l’intelligence subtile pour gérer la France et le bien public en bon père de famille. Qui peut croire, parce que le danger GOF-LGBT socialiste aurait disparu avec Hollande, que nous ne sommes pas conduits à envisager sérieusement le pire avec Macron, parce que le pire que Hollande serait inimaginable ? En fait, nous avons cessé d’imaginer notre avenir sous le jour effroyable de Hollande au moment où nous avons eu un besoin impérieux et urgent de voter Macron sous l’influence des médias des milliardaires ! Ce coup là, du fait de la propagande anti-MLP, nous n’avions pas la moindre chance de l’éviter. La bonne nouvelle, ou du moins la nouvelle qui est logiquement espérée, est que Macron nous fait peut-être la faveur inattendue de nous guider vers la Droite Nationale où nous pourrions trouver le salut. Dreuz a besoin de votre soutien financier. Florence Parly est directrice générale déléguée de la SNCF en charge du pilotage stratégique et de la cohérence économique du groupe SNCF. On l’a connue sous le feu des projecteurs, au début des années 2000, quand elle était Secrétaire d’Etat au budget. Aujourd’hui rare dans les médias, essentiellement parce qu’elle a plus de goût pour l’action de terrain que pour la communication, elle a cependant accepté de rencontrer la rédaction du blog EVE, pour se livrer à l’exercice du portrait. Cela parce que la thématique du leadership des femmes lui est particulièrement chère, entre autres valeurs de justice qui s’expriment tout au long de son parcours. Janvier 2000. Florence Parly est nommée secrétaire d’Etat au budget. Le sexisme en politique, Florence Parly l’a “évidemment croisé”. Et pas qu’entre les lignes ponctuées de stéréotypes d’une presse portant un regard ébaubi sur la femme, jeune et enceinte de surcroît, qui vient de prendre un portefeuille clé. POLITIQUE – La matinée avait commencé par une fin de non-recevoir de l’exécutif. Benjamin Griveaux renvoyant aux futures discussions qui auront lieu en région. Pas de quoi mettre les manifestants dans les meilleures conditions alors qu’Emmanuel Macron installe au même moment où presque son Haut conseil pour le Climat. A l’Elysée, le président de la République a tenté de répondre à la mobilisation des gilets jaunes par un discours sur l’écologie. Il a surtout annoncé le lancement de trois mois de concertation à l’échelle régionale pour tenter d’élaborer des solutions. Cela pourrait passer par une adaptation des taxes sur le carburant au prix du pétrole; en clair, plus les prix sont bas plus les taxes sont élevées. En guise de conclusion, Emmanuel Macron pointe le paradoxe de ceux qui réclament moins de taxes mais demandent en même temps plus de services publics. Les taxes adaptées au prix des carburants? Emmanuel Macron ouvre la porte à une modulation des taxes en fonction de l’évolution des prix du pétrole. Après plusieurs semaines de tergiversations, c’est donc Franck Riester qui a été nommé ministre de la Culture en remplacement de Françoise Nyssen, ce mardi 16 octobre. Né en 1974, il est entré en politique très jeune, élu à Coulommiers en 1995 à l’âge de 21 ans sur la liste de Guy Drut. Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand le charge en 2011 de remettre un rapport sur la « Création musicale et diversité à l’ère numérique ». En 2013, deux ans après avoir fait son coming out, il sera l’un des deux seuls députés UMP à voter pour le projet de loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe. Il est également favorable à l’adoption pour les couples homosexuels. 1. Remaniement Françoise Nyssen remplacée par Franck Riester : quel bilan pour l’ex-ministre de la Culture ? ] Il peut y avoir des jeux qui contribuent à l’éducation. Questions pour un champion, c’est un jeu formidable, qui permet de façon ludique de parler de culture générale ». Sur la redevance, il a déclaré être « pour une contribution universelle comme dans d’autres pays européens ». Il manie une rhétorique simple plutôt que de débiter de l’élément de langage à la chaîne, pour que ça imprime. Tout ça est très affûté.» Castaner, c’est le Bebel du gouvernement : la gouaille et les cascades pour faire passer coups de rabot et ordolibéralisme pour du bon sens populaire avec le bagou d’un vendeur de piscine. A la pugnacité loyale et raide de son prédécesseur, Stéphane Le Foll, Christophe Castaner ajoute une touche «d’incarnation» (son mot). Il appelle ça «donner de la chair», avec sa «part de fragilité», son accent chantant, ses lapsus, son parcours «imparfait» et son côté «atypique». Romanesque même, au moins autant que le patron, veut-il nous faire penser. «Il a compris que dans la construction du panthéon macronien, il faut édifier des parcours particuliers», persifle un ancien ministre. On laisse alors Castaner dérouler. Le père est la figure centrale, «l’antithèse». Un ancien militaire, rejeton d’une famille désargentée de Charente, entré dans la marine en tant que simple mousse à 14 ans, vétéran d’Indochine et d’Algérie. Cadet d’une fratrie de trois, Castaner est ainsi «provençal par hasard», parce que le bateau paternel mouillait alors en rade de Toulon.



Une société sans croissance


La semaine dernière, on m’a envoyé à Toulouse pour suivre un meeting où, lors d’une soirée, un collègue a remis en question la nécessité de la croissance économique en Europe. « Nous avons déjà tout ce qu’il nous faut », répétait-il sans cessse. Un propos qui m’a « un peu » agacé, et ce d’autant que je l’entends continuellement. Plus un pays est développé, plus l’accroissement de sa richesse est considéré comme quelque chose de futile. Le fait que l’Occident poursuive son développement économique est même envisagé par certains comme une déviance. Cependant, le progrès social est tout aussi indispensable pour un pays développé que pour un pays pauvre. Car en effet, en l’absence de croissance, la galette de la prospérité demeure la même ! Le progrès de l’un est alors automatiquement établi au préjudice de l’autre. La guerre contre la misère amène par exemple une modération des dépenses dans le réseau de transport ; une plus grande couverture sociale conduit en tout état de cause à un affaiblissement des dépenses culturelles ; une nouvelle autoroute provoque tout naturellement une hausse des impôts… Bref, en l’absence de croissance, on prend à Pierre pour donner à Paul et l’on fait rapidement face au caractère précaire de la prospérité. Une société privée de croissance est une société où les citoyens, les entrepreneurs et les couches sociales tirent en définitive chacun la couverture de leur côté. En revanche, à partir du moment où un pays connaît la croissance, il lui est plus évident de partager. Les plus riches de la société seront en effet davantage prédisposés à redistribuer les richesses qui sont les leurs s’ils sont convaincus de continuer à se développer par la suite. Dans le cas inverse, une société stagnante deviendra plus fermée, cherchera à refuser l’idée de la répartition et s’éloignera au final du principe de la démocratie. Les sociétés pourvues d’une croissance économique sont plus compréhensives et tendent vers davantage de démocratie et de justice. Ce meeting m’aura en tout cas appris quelque chose : c’est que de nombreux français présents lors de notre échange n’étaient pas convaincus de cette nécessité de croissance. Et cela, à mon sens, c’est assez effrayant pour l’avenir, car cela dénote (ou cause, même) un sérieux manque de motivation. Retrouvez toutes les infos sur ce séminaire à Toulouse en suivant le lien.



Pression sur la FED


Le président américain Donald Trump a appelé lundi la Banque centrale américaine (Fed) à ne pas relever les taux d’intérêt, imposant une pression inédite sur l’institution monétaire qui, selon toute vraisemblance, devrait décider de passer à l’acte mercredi. « C’est incroyable qu’avec un dollar très fort et virtuellement aucune inflation, le monde qui explose autour de nous, Paris qui brûle et la Chine sur la pente descendante, la Fed puisse seulement penser à une nouvelle hausse de taux d’intérêt », a tweeté le milliardaire. Les marchés s’attendent à ce que le Comité monétaire de la Fed (FOMC) relève à l’issue d’une réunion de deux jours, mardi et mercredi, les taux d’intérêt au jour le jour pour la quatrième fois cette année et la septième fois depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. La Fed cherche à prévenir la surchauffe d’une économie dopée par les réductions d’impôts de l’administration Trump alors que l’inflation a atteint la cible de 2% et que le taux de chômage est au plus bas depuis 1969, à 3,7%. Mais depuis des mois, rompant avec la tradition de respect de l’indépendance de la Banque centrale, Donald Trump critique les intentions monétaires de la Réserve fédérale, qu’il a traitée de « folle » et accusée d' »être à côté de la plaque ». Il a même laissé entendre qu’il regrettait d’avoir choisi Jerome Powell en tant que président de l’institution monétaire. Des taux d’intérêt plus élevés renchérissent tous les crédits à la consommation et les crédits immobiliers, ce qui est impopulaire. Et M. Trump n’a pas fait mystère de son intention de se représenter en 2020. Mais surtout, ces hausses renforcent le dollar, ce qui contrecarre les objectifs de réduction du déficit commercial de l’administration Trump, en rendant les importations moins chères et les produits américains plus onéreux à l’exportation. Le resserrement monétaire a aussi fait baisser la Bourse de New York qui, fragilisée également par les tensions commerciales, le Brexit et les perspectives d’une croissance mondiale plus faible, traverse une période de volatilité extrême. Alors que Donald Trump a plus d’une fois mesuré son succès à l’aune de celui des indices boursiers, le Dow Jones a perdu plus de 10% depuis son record d’octobre. Peter Navarro, conseiller au commerce du président, a enfoncé le clou lundi en affirmant que depuis des mois le président avait signalé que « la Fed allait trop vite ». « Là-dessus, l’instinct de Donald Trump a toujours raison », a-t-il lancé sur la chaîne CNBC. Il s’est affirmé « perplexe » vis-à-vis de la démarche de la Fed alors que l’économie est « en plein boom » et qu’elle ne montre « aucune inflation ». Selon lui, la banque centrale veut relever les taux « simplement pour démontrer d’une certaine façon son indépendance face à la Maison Blanche ». « Ce n’est pas un bon argument! », a-t-il estimé. « La Fed ne devrait pas relever les taux mercredi, non pas parce que l’économie ralentit mais parce qu’elle croît sans inflation », a encore affirmé M. Navarro. – Position délicate – Face à ces coups de boutoir de l’exécutif, la position de la Banque centrale n’est pas aisée. Jerome Powell –un ex-banquier, républicain modéré choisi par Donald Trump– s’est attaché à ignorer les critiques présidentielles, assurant que la Fed restait indépendante des considérations politiques. « Il faut qu’une Banque centrale soit éloignée des considérations politiques à court terme », a-t-il affirmé récemment. M. Powell doit tenir une conférence de presse mercredi à l’issue de la réunion monétaire où les taux devraient être augmentés de 25 points de base pour se situer entre 2,25% et 2,50%. Ce qui reste encore historiquement bas, mais tout de même au plus haut depuis douze ans. Alors que cette hausse des taux est attendue à une très large majorité (plus de 70%) par les acteurs financiers, il paraît impossible pour la Fed –à moins d’une catastrophe économique dans les 48 heures– de renoncer à ce relèvement sans décrédibiliser son indépendance. Mais pour la suite, des voix s’élèvent au sein du Comité monétaire et parmi les économistes pour s’interroger sur le bien-fondé de nouvelles hausses graduelles en 2019, alors que la croissance mondiale va ralentir et que celle de la première économie mondiale aussi. M. Powell a lui-même changé de ton récemment, abandonnant le refrain qu’il répétait depuis des mois que des « hausses graduelles de taux » étaient nécessaires.



Dans le ciel de Narbonne


Le week-end dernier , j’ai tenté un saut en chute libre dans le ciel de Narbonne. Et tandis que j’essayais de ne pas trop penser à l’énormité de ce que je m’apprêtais à faire, j’ai eu une pensée pour le moins étonnante : j’ai soudain pensé au fait que l’Europe va bientôt monter en puissance. Le moment paraissait assez curieux pour une réflexion europhile. Mais j’ai compris que l’Europe n’a jamais bénéficié d’un tel boulevard que celui qui lui est actuellement offert ! Cette pensée a été tellement rapide que je ne me rappelle pas tout. C’est comme vouloir se souvenir d’un rêve : plus on essaie, et moins on y arrive. Mais les conditions me semblent tout à fait idéales pour que l’Europe atteigne un nouveau stade de développement. En premier lieu, il y a l’effet du Brexit, qui a largement contribué à bouger les lignes : la pensée eurosceptique est beaucoup moins appréciée en Europe depuis qu’elle peut déboucher sur des conséquences réelles et aussi peu enviables. De ce point de vue, on peut remercier nos voisins du nord pour leur décision ! Après, il y a bien entendu les élections françaises. Avec Macron, le ménage franco-allemand pourrait bien connaître un net regain d’énergie (et ce, d’autant qu’Angela Merkel semble être bien partie pour être réélue). Cette reprise paraît bien partie, vu l’accueil qui a été réservé à Macron par l’Allemagne. Et pour finir, il y a bien sûr l’ingérence constante de la Russie dans les élections occidentales, dans une tentative claire de détruire le projet européen en promouvant l’euroscepticisme. Face à de tels dangers, internes comme externes, l’Europe affiche son unité et pourrait bien accoucher d’un nouveau modèle et de nouveaux liens. Nous verrons si cette prédiction se réalise bien assez tôt… Au passant, si vous aimez les sensations fortes, je vous invite à tester le saut en chute libre : ce qu’on ressent en tombant de l’appareil est vraiment magique. Pour ma part, je recommencerai peut-être un jour. Retrouvez toutes les infos sur ce de saut en parachute à Narbonne en suivant le lien.



Grand âge : améliorer la solidarité


Comment améliorer les mécanismes juridiques permettant de favoriser cette solidarité qui ne doit pas rester purement familiale au risque d’en rester éternellement au Code Napoléon ? Elle doit également être nationale dans le cadre de notre république sociale. « La solidarité a éclipsé aisément la fraternité dans les principes fondateurs de la République ». La solidarité est devenue « le seul principe général auquel la Loi réfère aujourd’hui la sécurité sociale : le « principe de solidarité nationale » ». On constate que l’émergence juridique d’un travail non professionnel conduit à des demandes de « formes de reconnaissance juridique qui ne soient pas directement monétaires, mais attributives de droits sociaux ». Nul ne conteste par ailleurs qu’il s’agit de travaux utiles socialement qui peuvent de surcroît engendrer des économies pour les finances sociales. Une piste pourrait être explorée par le biais d’un enrichissement du compte personnel d’activité (CPA). Ce CPA, créé par la Loi du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels, concrétise une idée assez novatrice, même si elle est débattue depuis quelque temps déjà : attacher des droits et des protections aux personnes et non plus à leur emploi ou à leur statut. Il s’agit de tenir compte du fait que les parcours professionnels sont de plus en plus discontinus et notamment que, durant certaines périodes, les personnes peuvent, pour diverses raisons (en premier lieu évidemment le chômage), être éloignées de l’emploi. Parmi les motivations de la mise en place du CPA figure également la volonté de permettre la valorisation d’activités socialement utiles. Trois grands principes soustendent le CPA : l’universalité du compte, qui concerne tous les actifs, quel que soit leur statut, la portabilité des droits et la fongibilité des droits destinée à favoriser la liberté et l’autonomie de chacun dans la définition de son parcours. Des droits nouveaux pourraient venir abonder ce compte, notamment en faveur des plus fragiles ou des plus éloignés de l’emploi, mais aussi en valorisant les engagements citoyens. Ici encore se pose l’incontournable question du financement: par la solidarité nationale, par l’employeur, directement ou de façon mutualisée, par l’individu lui-même ? Un scénario est envisagé dans le rapport de France Stratégie : « un compte personnel d’activité orienté vers l’usage des temps tout au long de la vie, avec une meilleure articulation des différents temps de vie, voire une reconnaissance d’activités non marchandes, et une fongibilité des droits étendue aux utilisations en temps, pour solvabiliser des activités socialement valorisées ». Le CPA offre ainsi des potentialités. Pourquoi ne pas reconnaître dans ce cadre les périodes consacrées par les aidants familiaux et bénévoles à l’accompagnement des personnes dépendantes? Les périodes et les tâches qu’une personne consacre à un proche pourraient être prises en compte pour l’approvisionnement des différents comptes reçus dans le CPA. On pourrait également imaginer que la solidarité familiale soit reconnue, à l’instar de l’engagement citoyen, par la création d’un nouveau compte accueilli dans le CPA qui permettrait par exemple d’accumuler des heures de formation facilitant le retour vers l’emploi. Certes le dispositif mis en place est complexe et il ne sera pas aisé de concevoir techniquement ce nouveau droit et surtout de le financer, mais une telle proposition pourrait être soumise à la concertation interprofessionnelle « sur les dispositifs pouvant être intégrés dans le compte personnel d’activité » prévue par la Loi de 2016.



Tension dans l’art au Moyen Orient


Le nouveau centre d’art et de politique 1: 1 de Tel-Aviv a provoqué la colère après avoir délibérément montré des pièces de grands artistes arabes contemporains sans consentement ni attribution dans leur spectacle inaugural ‘Stolen Arab Art’. La galerie a déclaré qu’ils n’avaient accordé aucun crédit aux artistes «dans l’hypothèse qu’ils ne voudraient pas que leur travail soit montré en Israël». Un communiqué de presse de la galerie déclare: «Nous montrons les œuvres de l’exposition en Israël sans la connaissance ou le consentement des artistes, parfaitement conscients de cet acte d’expropriation […] En délimitant ces frontières politiques et géographiques, nous souhaitons attirer l’attention sur Israël exclusion de la famille du Moyen-Orient. L’exposition présente quatre vidéos d’artistes, dont Wael Shawky et Walid Raad, qui sont tous présentés sans leur permission, et ne comportent aucun crédit. Shawky a dit à la frise que l’inclusion de ses œuvres dans le spectacle était «absolument inacceptable». Il a précisé qu’il était contre son travail en Israël, et a déclaré de la galerie: «Ils ont volé mon travail et ils se comportent comme des militants, pathétique. » Le directeur de la galerie, Omer Krieger, a déclaré à la frise que le spectacle «vise à provoquer les Israéliens par leur indifférence, leur désespoir et leur déni […] Le boycott actuel d’Israël empêche les artistes, les intellectuels et les opposants d’agir ensemble contre leurs régimes répressifs. Je pense qu’Israël mérite un boycott, mais lorsque vous perdez votre curiosité, vous perdez votre humanité. « Krieger a ajouté: » Je pense réellement que cela fera un changement, vers un Moyen-Orient pacifique, démocratique et laïque.  » Shawky a déclaré à Middle East Eye qu’il envisageait une action en justice contre la galerie et avait alerté ses galeries – la Lisson Gallery de Londres et la Sfeir-Semler Gallery de Beyrouth. La Galerie Lisson a dit à la frise qu’ils n’avaient aucun commentaire à faire au moment du reportage. Pour plus d’informations, allez sur le site de ce photographe de portrait à Lille.



La décomposition du coût logistique total


Dans une approche relevant de la recherche opérationnelle, la fonction logistique peut s’apparenter à une fonction transversale visant la « recherche d’un optimum global de fonctions qui jusque là avaient été appréhendées et gérées selon des optimisations partielles ». Cette optimisation passe en premier lieu par « la réduction de l’immobilisation des produits sous forme de stocks ». Ainsi, la question de l’implantation logistique ne peut s’appréhender indépendamment de celle du nombre optimal de sites que peut supporter un réseau, ces deux éléments déterminant un « coût logistique total » que la bonne stratégie doit chercher à minimiser. Ce coût logistique total se décompose en différentes composantes, dont la première est le coût du transport. Pour Rushton et al., ce coût de transport se subdivise lui-même en deux coûts, caractérisés par une pente opposée : – Un coût d’approvisionnement depuis les lieux de production vers les sites logistiques, croissant avec le nombre de sites, un nombre important de sites multipliant le nombre de trajets à effectuer ; – Un coût de livraison entre les sites logistiques et les lieux de consommation, décroissant avec le nombre de sites, un nombre important de sites permettant de s’approcher au plus près des lieux de consommation. A ce coût de transport, s’ajoutent trois autres coûts : – Un coût de stockage, croissant avec le nombre de sites, du fait du surcoût en ressources (humaines, foncières, etc.) qu’implique chaque site supplémentaire ; – Un coût d’immobilisation, croissant avec le nombre de sites, correspondant au coût financier associé à l’immobilisation des actifs. Ce coût peut lui-même se décomposer en un coût d’opportunité (ce qu’aurait apporté ce capital immobilisé s’il avait été utilisé autrement), un coût d’assurance, et un coût de sécurisation des sites ; – Un coût de structure, croissant avec le nombre de sites, correspondant au surcoût qu’entraîne l’introduction de tout nouveau site au système d’information global. Ainsi, connaissant leurs structures de coûts, les dirigeants d’établissements logistiques, qu’ils soient chargeurs ou prestataires, peuvent déterminer le nombre optimal n* de sites logistiques à implanter.



La performance des salariés


Cela me contrarie constamment, dès que certains chefs d’entreprise discutent de challenge commercial avec moi. Selon eux, celui-ci se résume à augmenter le chiffre. S’il offre effectivement, lorsqu’il est correctement construit, un accroissement manifeste du CA, ce n’est tout compte fait que le moindre de ses atouts. D’autres sont à mon avis bien plus importants. Ce type d’opération aide avant tout à stimuler les participants. La dotation n’est qu’une partie des bénéfices. Car les salariés ont aussi un profond désir de reconnaissance (désir non avoué mais très présent dans le travail, et qui peut être à la source de nombreux dysfonctionnements): le challenge est une manière de reconnaître leur implication dans le travail. Le challenge commercial attire aussi une saine émulation. Les commerciaux adorent s’affronter les uns les autres pour confronter leurs prouesses. L’opération leur alloue d’une certaine manière une arène dans laquelle ils peuvent (et sont même invités à) développer cette aptitude. Et les meilleurs vendeurs aiguillonnant les autres candidats, c’est au final un bon moyen d’amener tous ses vendeurs au sommet. Cependant l’atout le plus appréciable du challenge demeure à mon sens la dynamique qu’il amène. La campagne est avant tout un outil pour forcer les participants à se surpasser. Et cette énergie ne s’achève pas à la fin de la campagne: elle perdure bien au-delà. Trois raisons développent la démotivation des employés d’un groupe: le mal-être au travail, la paye perçue trop faible, et le manque de reconnaissance. Et le challenge économique agit sur ces trois écueils de façon simultanée. Cependant, pour aboutir, un challenge commercial doit suivre certaines règles de bon sens. Et je reste souvent abasourdi de constater qu’elles ne sont pas systématiquement respectées. Tout d’abord, l’on doit allouer des cadeaux qui appellent les salariés à se surpasser. Cela paraît évident, mais certains managers ne semblent pas l’avoir encore compris. Presque la moitié du budget du challenge devrait en fait y être affecté. Ensuite, il faut allouer ces dotations à au moins 30 % de l’équipe ciblée. En deçà, la contrariété prime sur les avantages. Et bien évidemment, les objectifs doivent être accessibles. Si l’on prend en considération ces quelques principes, le challenge commercial a toutes les chances de parvenir à son but. Mais si l’opération est construite à la va-vite, cela peut aussi conduire à un effet contraire à celui qui était brigué. Retrouvez plus de renseignements sur l’organisateur de ce challenge commercial.



Lobbying : le contrôle de l’application de la loi


Le lobbying peut s’exercer auprès du Parlement dès les phases initiales de préparation et de discussion des textes. Mais il pourrait aussi s’exercer en aval, lors du contrôle de l’application des normes pour souligner les carences des lois adoptées et les nécessités d’évolution : l’efficacité de ces derniers est à ce prix. D’un simple point de vue formel, le Sénat a dénombré plus de deux cents lois votées entre 1981 et octobre 2007 juridiquement entrées en vigueur mais non applicables ou seulement partiellement faute de textes d’application. Or, le Parlement a, probablement plus que le gouvernement, un fort besoin d’expertise et d’information, que les institutions existantes semblent insusceptibles de satisfaire pleinement à elles seules. Si, depuis une vingtaine d’années, on constate l’existence de lois comportant une clause d’évaluation, c’est-à-dire prévoyant, au terme d’un délai fixé par le législateur, une évaluation de leurs effets, préalable à leur éventuelle modification, on doit remarquer aussi que le Parlement n’a pas les moyens nécessaires pour effectuer la plupart de ces évaluations. Aussi, cette évaluation ex post, si elle est bien prévue par la loi, n’est-elle pas systématiquement réalisée, même si les commissions permanentes s’efforcent de présenter un bilan du contrôle de l’application des lois. La réforme constitutionnelle va dans le sens d’un renforcement de ce contrôle en accordant clairement une place, au sein de l’ordre du jour, à la fonction de contrôle du Parlement, valorisant ainsi ce rôle resté jusqu’à présent en retrait. Il s’agit de pallier à l’absence de grande institution dédiée à ce contrôle, lequel pourrait être favorisé par l’intervention, encadrée et régulée, de groupes d’intérêt disposant par définition même d’une très bonne connaissance du « terrain ».